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Vous connaissez bien
votre notaire, vous lui faites entièrement confiance pour tous les actes qu'il
rédige pour vous, et les vôtres.
Cependant, il existe entre vous et lui une zone d'ombre. Il a beau vous expliquer
patiemment, lors de chaque entrevue, tous les détails de l'affaire, rien n'y
fait : la facturation des actes notariés et des autres prestations de votre
notaire reste pour vous un mystère.
Ce petit chapitre a pour but de répertorier les questions les plus fréquemment
posées par nos clients sur ce que l'on appelle « la taxe ». Peut-être
y trouverez-vous réponse à vos interrogations. Dans la négative, n'hésitez
pas à nous adresser un e-mail : votre question fera l'objet d'une réponse
personnalisée, et alimentera cette rubrique, en tout anonymat, bien entendu.
Qu'appelle-t-on « frais
de notaire » ?
Ce terme est impropre. Il vaudrait mieux
parler de "frais de mutation". En effet, ce que vous versez au notaire ne
lui revient pas en totalité, mais comprend trois éléments :
- la rémunération du notaire, appelée émoluments
ou honoraires
;
- les débours
qui représentent les sommes payées à des tiers (bureau du cadastre, des hypothèques,
géomètre, etc...) et rendus nécessaires pour assurer la validité juridique
de l'acte ;
- et les divers droits payés au Trésor,
tels que droits d'enregistrement, taxe de publicité foncière, TVA, droits
de mutation, etc...
Puisque vous avez un tarif national, pourquoi les frais ne sont pas les mêmes
chez tous les notaires ?
Pour la tarification de leurs actes
notariés, les notaires sous soumis au décret du 8 mars 1978 pour les émoluments
et honoraires, et à diverses autres dispositions du code général des impôts,
notamment pour les frais et débours. La taxe d'un acte notarié est établie
à l'aide d'un barème très précis, dans lequel chaque démarche ou formalité
est répertoriée, et fait l'objet d'un tarif distinct. Chaque dossier étant
unique, avec des caractéristiques qui lui sont propres, des démarches plus
ou moins nombreuses, la taxe varie imanquablement d'un acte à l'autre.
Après la signature d'un acte, votre notaire vous remettra un relevé de
compte détaillé reprenant les divers postes cités ci-dessus, et il sera à
votre disposition pour vous l'expliquer.
J'ai fait à mes enfants
une donation, puisque l'on avait dit qu'il n'y avait pas de droits ; alors
pourquoi ai-je tout de même payé une somme importante chez le notaire ?
Il faut bien distinguer les
droits et les
frais.
Les droits correspondent à un « impôt » payé à l'État. Quand une
donation a lieu « sans droit », cela signifie qu'elle n'est pas
soumise au droit de donation instauré par l'État, parce qu'en dessous du montant
taxable.
Par contre, l'établissement de l'acte de donation occasionne des frais d'acte,
dits aussi « frais de notaire » (voir ce mot). Dans ces frais, se
retrouvent d'ailleurs, outre les émoluments du notaire, d'autres droits versés
à l'Etat (droit de timbre, salaire du conservateur des Hypothèques s'il s'agit
d'un immeuble, TVA, …)
Quelle est la différence entre les émoluments et les honoraires ?
La rémunération
du notaire est appelée émolument
lorsqu'il s'agit d'un acte référencé au tarif légal des notaires
: acte de vente, de prêt, ou de donation, par exemple.
Il y a en outre deux sortes d'émoluments :
- l'émolument proportionnel,
qui corrrespond à la rémunération proprement dite du notaire, et qui rémunère
également sa responsabilité,
- l'émolument de
formalités,
ou émolument fixe, est perçu à l'occasion
de chaque démarche ou formalité, rendue nécessaire, en vertu d'une loi ou
d'un règlement, pour l'élaboration ou l'efficacité de l'acte. Chaque démarche
a un coût précis, calculé en unités de valeurs.
Cette rémunération
s'appelle honoraires
pour les actes du secteur libéralisé : vente de fonds de commerce, constitution
de société, par exemple, ou encore consultation.
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